Camille Boutet, le stylisme par le bas

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Camille Boutet est une jeune styliste qui a réalisé un défilé ce vendredi 04 novembre à Genève. Sa dernière collection « Wave of Feels » fera partie d’une quarantaine de propositions artistiques de 12 looks chacun. Sa force, elle l’a surtout trouvé à Lyon, dans la ville qui l’a accueillie après son départ à l’âge de 17 ans de l’Auvergne, d’où elle est originaire. Nous avons eu l’occasion de la rencontrer quelques temps avant le début de son défilé, qui vient achever plusieurs mois de travail.

Camille Boutet est une jeune styliste originaire d’Auvergne. Depuis Lyon, elle a créé de nombreux ponts entre les nouvelles têtes de la mode et le renouvellement du hip-hop. Passionnée de textile depuis ses 16 ans, elle entre en formation pour deux ans de khâgne/ hypokhâgne dans la Capitale des Gaules à l’âge de 17. En sortie de son bac L, l’étudiante aurait voulu partir immédiatement dans une filière qui la passionne : la mode. Mais le prix des écoles rend la démarche « inenvisageable pour une fille de mon âge » nous confie-t-elle. En Bachelor à l’ESMOD Lyon deux ans plus tard, elle entame un cursus de 5 années, assez théorique au début. Puis, les ateliers et cours proposés deviennent de plus en plus concrets : « Esmod est une formation qui est bonne techniquement dans le modélisme, l’apprentissage des techniques de couture, des patrons… Mais il n’y a pas d’aspect créatif de design. J’ai voulu enchainer sur un master pour sortir de ma zone de confort et je suis donc parti à l’HEAD : une école d’Art et de Design à Genève. Je viens de finir le master ».

À travers ces 5 années d’expérimentation et d’apprentissage, Camille aura pu proposer trois collections de textile dans le cadre de ses études, venant valider ses deux années de master. Avant celles-ci, elle avait pu sortir une collection intitulée « Vent de l’Est » en 3ème année à l’ESMOD, pour lequel elle a réalisé un court-métrage en septembre 2020. Pour l’école, elle a donc réalisé plusieurs collections, dont une en 2021 intitulée « MIRAGE », et une autre pour l’obtention de son master en Juin 2022. C’est cette dernière intitulée « Wave of Feels » que la créatrice présente ce vendredi 04 novembre dans un défilé à Genève. Elle trouve une place particulière à cette ville suisse, pour laquelle elle s’est beaucoup investie. Malgré cela, la ville lui a peu rendu, et peine encore aujourd’hui à émerger. Il est trop tôt pour évoquer une quelconque « scène de mode genevoise », entre Paris et Milan qui monopolisent l’attention « En terme de mode, il y a quelques boites qui vivotent, mais ils n’ont pas d’effervescence mode. J’ai réalisé un showroom au mois de Juin et je voulais inviter des gens du milieu qui étaient sur place sauf qu’il n’y a très peu de styliste là-bas. C’est peut-être voué à se développer avec les Swiss Design Award, dont la HEAD participe ».

Le shooting pour la collection « Vents de l’Est ». Crédits : Sandra Gomes.

Ecole de mode ou mode de l’école ?

La HEAD donc, l’école qu’elle a fréquenté jusqu’à l’obtention de son diplôme en juin dernier, et pour qui elle se déplace ce vendredi 04 Novembre. Accompagné de ses 12 looks, la styliste souhaite montrer au monde de la mode ce dont elle est capable. Un moment charnière puisque le défilé représente un aboutissement de plusieurs mois de travail. Parmi les 700 spectateurs, une personnalité importante de la mode peut se cacher et lui offrir la ‘vie de rêve‘. Pour Camille, pas question de proposer une collection « pour les professionnels ». L’objectif de cette prestation scénique est déjà de se faire plaisir soi-même, de tenter de faire mieux à chaque collection. Entre « Wave of Feels » et « Mirage », ces deux plus grosses collections, une différence notable s’est faite sentir. Une évolution logique et appréciable selon Camille : « « La première était portable en l’état et la dernière c’est de la pièce spectacle. Je me suis testé dans cette école Genevoise pour savoir jusqu’où je pouvais aller dans l’expérimentation. Dans ma premier collection, j’avais des problématiques de tissus, je voulais que mes habits répondent à une certaine fonctionnalité, que les poches soient pratiques, que la coupe soit logique… Dans ma dernière collection les doudounes sont trop grosses pour être portables, les pantalons sont énormes et trop longs, les matières font beaucoup de bruit… A l’image ça envoit, en défilé ça va être bien. Mais si on devait le commercialiser, il faudrait retravailler le tout et l’adapter au réel ».

A la sortie de sa période scolaire, Camille tente enfin de sortir de cette spirale de l’école et de la théorie pour partir dans un projet indépendant. Elle reste consciente de l’importance des études qui l’ont mené jusque-là aujourd’hui. Mais à l’instar de nombreuses autres professions, la mode n’oblige pas à ses créateurs de passer par un cursus scolaire pour pouvoir y performer. Une théorie défendue par l’artiste elle-même, qui veut pousser les jeunes créateurs à se jeter dans le grand bain : « Les compétences de base que tu peux retrouver à l’école, tu ne les trouves pas de partout. Mais si tu veux te lancer, tu as des sources d’informations de partout, l’école n’est pas obligatoire. Tout dépend de si tu veux travailler autour de la coupe, du design, du modélisme, du patronage.. Tout dépend de ton projet : si tu veux faire tes habits pour toi et tes potes, tu peux te débrouiller seulement ».

« Wave of Feels » : une expérience en devenir

À travers cette collection qu’elle définit elle-même comme « expérimentable », Camille compte bien continuer à porter le projet « Wave of Feels ». Malgré un certain détachement commercial et d’objectifs quantifiables, la styliste ne compte pas abandonner ces 12 looks une fois le rideau baissé : « La première collection « show » peut inspirer une autre collection commercialisable. J’aime trouver des moyens seule et réinventer les collections, des bijoux, des lunettes, de trouver des textures, de retravailler des textiles ». Pour la création de ses tenues, Camille a commencé à mettre en place une manière de travailler qui trouve un sens vis-à-vis de ses valeurs. « Pour cette collection, tous les produits sont des dead-stock : des stock d’entreprises qui n’ont pas été utilisés, vieux ou avec des défauts. Toutes les matières ont été sourcés en Italie, en Angleterre, en Allemagne pour les zips, les tissus et autre… J’ai pu les retravailler derrière. L’objectif c’était de ne pas faire une ‘collection bio’ mais travailler autour de textiles avec des couleurs et des textures réutilisés. On veut éviter de tomber dans le vêtement éco-responsable en lin, avec des matières claires. J’ai relevé mon challenge ».

Ces looks, aussi extravagants que révolutionnaires, vont être scrutés toute la journée par un jury composé de professionnels et d’anciens du métier. Ils vont également défiler au milieu de 40 autres collections d’étudiants. Une vraie opportunité de montrer son travail et de sortir des sentiers battus : « J’attends aussi plus de visibilité, de portée à travers cet événement. Bien que ça reste un événement d’école ».

Le shooting pour la collection « Mirage ». Crédits : francuzerr.

«Le processus d’Up-Cycling, pour moi est obligatoire » 

Comme de nombreux métiers, la mode est petit à petit transformée par les normes sociétales. L’aspect écologique prend de plus en plus de place, que ce soit dans la communication, la façon de travailler les vêtements où les défilés qui sont créés pour mettre en avant les collections. Pour Camille, styliste depuis maintenant plus de 5 ans, le milieu prend note de ces changements sociétaux radicaux. Pour autant, trop d’initiatives comme la sienne tardent à se mettre réellement en place : « Le processus d’Up-Cycling est pour moi obligatoire et les écoles te le disent d’ailleurs. Mais en réalité, dans ma promotion, personne n’en a tenu compte dans ses collections. Quand il est question de faire des chaussures pour les mannequins, même si tu vas les designer et customiser, il faut quand même sortir 12 paires. On les commande où on peut, bien souvent chez Nike ou Adidas ».

Même si elle aimerait prend ses distances avec les marques non-soucieuses de l’environnement la styliste n’oublie pas pour autant qu’elle doit habiller ses mannequins avec des chaussures, des accessoires, des sacs, chapeaux ou casquettes… Elle s’est donc rapprochée d’une entreprise proche de ses convictions et de sa situation géographique : « Cette année, j’ai travaillé avec Salomon pour ma nouvelle collection. On pense ce que l’on veut de l’éthique de la marque mais en tous cas ils travaillent depuis Annecy, ils font leur prototypes là-bas. Ils essayent d’avoir des valeurs dans leur conception, leur chaîne de production. C’était important pour moi de travailler avec une entreprise de la région. Ils ont pris le virage de l’anciennement sport devenu assez hype et pour ma collection c’était logique. Je voulais avoir un projet où dans la globalité, l’éthique était pris en compte».

Photo réalisée par Noémie Lacote pour la collection « Wave of Feels ».

Le futur du stylisme et le rôle de « directeur artistique« 

Dans un monde de la mode en pleine mutation et de plus en plus exigeant, les créatifs doivent jouer le jeu des grandes maisons pour obtenir de l’expérience. La proportion des créatifs qui vivent en totale indépendance en sortie d’école est mince, et malheureusement Camille n’en fais pas partie. Pour elle « il y a du travail dans le textile, dans la mode car c’est une industrie énorme » mais son « objectif c’est de prendre de l’expérience, même si je préfère suivre le processus et le développement de collection dans son entièreté comme on peut le faire dans des petites structures ». Se définissant elle-même dans une période « transitoire », elle est obligée de créer un C.V et de « viser des grosses boites avec un stage, sur Paris notamment ».

Line-up du défilé réalisé le 04 Novembre 2022, collection « Wave of Feels »

Pourtant, son futur, Camille l’imagine en indépendance. Le principe de la marque, la création d’une hiérarchie d’entreprise ou même le métier de Directeur Artistique sont des termes aussi galvaudés que fourre-tout, qui ne lui offrent plus de perspective : « pour l’instant, je ne sais pas si je veux aller vers ce genre de métier. Je suis dans une période assez transitoire où j’ai une formation large et je peux faire plein de choses. Je me rends compte que je suis assez à l’aise pour former une équipe, driver un projet seule et des gens ».

« La mode, ce n’est pas uniquement faire des vêtements mais aussi raconter une histoire »

Dans son rapport aux hautes fonctions d’une maison de textile, le mode de travail de Simon Porte Jacquemus qui a créé la marque éponyme est lui aussi un problème : « J’ai vu une interview de Jacquemus cette semaine où il dit qu’il fait beaucoup de moodboards et qu’après cela il envoit tout à ses équipes qui s’occupent des design directement. Je pense que la mode est personnelle et chacun a sa façon de définir son travail. L’image du directeur artistique unique qui est à l’intérieur d’une grande maison et qui chapote tout, qui est salué tout seul à la fin du défilé, hissé en génie… Je ne suis pas à l’aise avec cette façon de penser. Surtout quand tu as 500 personnes qui bossent derrière ».

Mode & RAP : même culture ?

Une autre porte d’entrée dans ce métier-là pour Camille pourrait être la musique. Fan de rap en plus de la mode, elle travaille désormais avec certains des meilleurs artistes francophones. C’est le cas du rappeur Slimka, originaire de Genève, qu’elle a rencontré dans le cadre de sa 2ème collection : « Je l’ai invité à venir voir des pièces quand j’ai exposé ma collection de master à Genève. Certaines pièces lui ont plu. Il s’avère que le timing était bon car il clippait son morceau « Best Life », trois jours plus tard. Il m’a emprunté des habits, il en a parlé avec son styliste, et ½ heure avant le clip ils sont partis avec. Ils n’ont pas tout utilisé, mais au final, j’ai été crédité sur le clip,  j’ai pu partager et échanger avec son styliste et l’expérience était sympa. Ça me donne surtout envie de voir l’évolution de notre relation, ce qu’on peut créer comme textile sur-mesure dans le temps ».

L’artiste slimka, portant un pantalon et une chemise signés Camille boutet dans son dernier clip « Best Life ». Crédits : Nabil Kacem.

Malgré sa jeune expérience, Camille connaît ce monde, qu’elle a déjà pu expérimenter depuis Lyon. Eliott Biant, un proche qui a déjà arpenté le monde du rap à Lyon lui a transmises ses connaissances du milieu. Pour elle : « Il ne faut rien attendre du rap. C’est pour l’amour du hip-hop que tu le fais pas pour la reconnaissance. Tu travailles avec des gens formidables, pour un métier superbe, mais c’est plus compliqué que cela ». Car la styliste ne cherche pas à simplement vendre ses pièces au plus offrant, mais tisser une relation entre elle et l’artiste « Avoir travaillé avec Slimka, pour moi c’était logique : je travaillais à Genève, il avait une D.A qui m’intéressait et une sensibilité mode très importante. Je sentais qu’il pouvait y avoir un match sur certaines pièces que j’avais faites. Demain si je peux à nouveau travailler avec des artistes, je veux qu’il y ait également du sens, un vrai retour sur mon travail».

Lorsqu’on lui demande ses influences et ses envies de futures collaborations dans le monde du rap, Camille nous répond : « Le but final aujourd’hui c’est vraiment de bosser avec LAYLOW. Mais il n’est plus atteignable, de par sa notoriété et qu’il a déjà son équipe ». Si le monde de la mode peut paraître ingrat pour les petits créateurs indépendants, le monde de la musique l’est d’autant plus. Pour la néo-lyonnaise, hors de question de démarcher les gens avec un book et envoyer des grilles tarifaires. La relation humaine doit guider les échanges : « Démarcher d’autres gens ? Non, je trouve que ça n’a pas de sens. Souvent, quand tu places tes créations dans des vidéo-clips c’est que tu recherches de la visibilité. Alors que moi je ne cherche pas de visibilité puisque je n’ai pas de marque ni de vêtements à vendre. Il n’est pas question d’avoir une visibilité pour être simplement connu».

Stylisme 2.0

Le pouvoir des réseaux sociaux est également important pour ces stylistes 2.0 voire 3.0. Les habits et les influences s’enchaînent à vitesse grand V sur Instagram notamment. Les mannequins et les dernières tenues se font remarquer instantanément par les grands du monde de la mode. Camille en a récemment fait les frais : « J’ai été contacté par une artiste américaine qui s’appelle Moxie Raia sur Instagram. Elle a vu mon travail via un média Instagram qui s’appelle Outlander. Il reprend les textiles de grands stylistes du monde entier, tout cela t’apporte de la visibilité. L’artiste en question m’a directement proposé de faire un pantalon sur-mesure. Je ne voulais pas me contenter de simplement lui faire une location et qu’elle me le renvoit, mais plutôt de faire une pièce sur-mesure. Elle était plus intéressée par un achat, pour moi c’est cool. Je ne suis pas beaucoup sur les réseaux sociaux, mais je me rends compte que c’est super important dans mon métier ». Les réseaux sociaux rabattent les cartes de la mode et permettent à des créateurs géographiquement isolés de pouvoir s’en sortir. Après avoir posé sa tente sur Lyon, Camille ne compte pour l’instant pas jouer la carte de l’influenceuse. La création et les expériences diverses lui permettront de s’en sortir seule.

Pantalon issu de la collection « Wave of Feels », qui a eu un écho jusqu’aux Etats-Unis. Crédits : Noémie Lacote.

En marge de ce grand défilé en Suisse organisé ce vendredi 4 novembre qui est la consécration d’une année de travail, la styliste reste optimiste quant au futur de la mode. Depuis Lyon et en province, elle y voit un avenir radieux hors du joug parisien :  « J’ai la chance d’avoir des personnes compétentes à côté de moi, tout a été facile. À Lyon, on a une équipe de gens qualifiés qui bossent souvent ensemble et c’est trop bien. J’ai travaillé avec High Teg et Izen et on voudrait faire une bande son avec Kamanugue (3 DJs lyonnais : NDLR), j’ai travaillé avec Sandra Gomez, Fatim, Noémie Lacote, Boris Stakhanov (des photographes et Directeurs Artistiques lyonnais : NDLR)…… On a plein de choses qui se font ici maintenant. La mode à Paris, oui. Mais c’est qu’une question de choix. Je dois monter à Paris pour l’instant. Ce qui est sûr, si je monte un projet quelque part, je penserais toujours à Lyon ».

Quelques heures avant son défilé, l’artiste concluait : « J’aimerais aussi rendre à tous les gens qui m’ont aidé pour la dernière collection ». Une styliste qui travaille en famille avant tout.

Tristan Alexandre
Tristan Alexandre
Journaliste à Lyon

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