Lyon : Douala City, bar de père en fils

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Ouvert en 1984, le Douala City Bar est encore en 2023 un lieu important du monde de la nuit. Son entrée discrète rue Sainte-Catherine à proximité de l’Hôtel de Ville de Lyon laisse pénétrer dans un bar à étage qui accueille plus de 200 personnes chaque soir. Les cocktails, l’expérience mais surtout l’Histoire de la famille sont la force du lieu. Nous avons rencontré John, le fils et actuel propriétaire, qui a ressorti l’album photo pour nous conter l’histoire du ‘Douala’.

« Tonton Jean », « beau gosse », « Jean le boxeur », un « homme souriant »… Les qualificatifs, surnoms et expressions sont nombreux pour désigner celui sans qui l’histoire du Douala n’aurait pas existé. Arrivé au début des années 80 à Lyon avec un passé de champion de boxe dans son pays natal le Cameroun, Jean-Marie Petton était un trentenaire rêveur lorsqu’il s’est lancé le pari fou de créer un bar/club aux ambiances ragga/dancehall en plein Lyon. Le lieu, un vrai repère de clients proches devenus presque des amis est encore en 2023, un haut lieu de la fête lyonnaise. Nous avons rencontré le fils du défunt John, actuellement associé avec sa sœur et sa mère, qui tente de développer la mentalité Douala à l’intérieur et hors les murs.

Du Cameroun à Lyon : le Douala rassemble

La famille Petton en direct du Cameroun. À gauche le père; sur ses épaules John fils; au milieu la mère; à droite l’aînée Vanessa.

Jean-Marie Petton, plus connu sous son pseudonyme « Jean le Beau Gosse », a quitté son Cameroun natal pour la France au début des années 80. Après avoir rencontré le femme de sa vie Fazia, il s’est installé à Lyon et a fondé le restaurant « Douala City » en 1984. Quelques mois après s’être engagé dans cette activité à plein temps, le lieu tournait bien mais demandait énormément d’engagement. Jean, ce fan de Mike Tyson ou Tyson Fury décida de transformer le lieu en un bar dansant aux ambiances ragga dance-hall. John, son fils, se souvient de cette époque que son père lui a raconté : « C’était une ambiance très cosmopolite, mon père n’a jamais voulu faire un bar type « communautaire ». Ca a bien pris à l’époque. C’était dans le même lieu qu’aujourd’hui, avec la même ambiance, quelque chose de très ouvert d’esprit, assez familial. Mon père n’était pas du monde de la nuit originellement mais il aimait recevoir, accueillir les gens. C’est lui qui nous a transmis cette passion, cette façon de mettre à l’aise les gens, passer une bonne soirée ». Très rapidement après l’ouverture, Jean a voulu créer un lieu sympathique où les gens peuvent rester des heures. John développe : « un jour, il a eu l’idée d’enlever la restauration et de créer un lieu où tu peux tout faire : boire, manger, danser, parler. Ce système-là arrive au début des années 90, un bar pur avec shooteurs flambés, des planteurs. C’est une autre idée de concept qu’il l’a intéressé rapidement : surprendre des gens avec de nouveaux cocktails, ramener des épices du Cameroun, de l’alcool, des créations de là-bas. C’était un autodidacte ». Le seul objectif du self-made bar man était de « transmettre, sa joie, sa bonne humeur » selon de nombreux clients.

« Beau Gosse »

Ce lieu central situé Rue Sainte-Catherine derrière l’Hotel-de-Ville de Lyon dans le 1er arrondissement accueillait tous les clients de la ville : « Petit à petit, il avait réussi à créer une vraie clientèle. A l’époque, le lieu était ouvert du lundi au lundi, ça ne fermait pas. L’époque était différente, les gens étaient beaucoup plus détendus, il n’y avait pas les réseaux sociaux, les gens fumaient à l’intérieur »… Si le lieu est devenu rapidement très connu à Lyon, réputé pour être un vrai repère, une sorte de bulle ou un havre de paix, c’est aussi qu’il reflétait parfaitement la mentalité de son tenancier. Jean, qui surnommait tous ses clients « beau gosse », était un ancien boxeur au tempérament très calme, souriant et proche de tout le monde sans distinction. Au milieu des années 90, son bar/club a pris le nom de sa ville d’origine, Douala, la capitale économique du Cameroun. John témoigne : « Le Douala c’est la capitale économique du Cameroun, c’est là où tu sens la chaleur, que ça bouge, c’est la fête ! Douala ça bouge du lundi au lundi, pas comme ici où le dimanche et le lundi on se repose. Les Camerounais aiment la fête, et Douala c’est une ambiance particulière. Mon père est né à et a grandi à Douala. Douala a ce côté chaleureux, une fête sans jugement ».

Les années (‘folles’) 2000

L’actuel propriétaire du Douala, John, est arrivé dans la boucle au début des années 2000 servant ses premiers cocktails pour faire ‘comme papa’. Les dimanches en début de soirée, il faisait tourner le lieu « ma sœur et moi, on a toujours travaillé ici » confie-t-il le sourire aux lèvres. « On faisait les planteurs. Le lieu a toujours été familial ». Dans ce lieu de 150m2 aux deux étages, les gens passaient les deux portes de sécurité qui mènent au bar tout de suite à gauche en rentrant, pour oublier leurs soucis et discuter avec le boss des lieux. John se souvient : « Il y avait un vrai respect. Au-delà de faire de l’argent, mon père était passionné, il mettait les gens à l’aise. Ca créait des liens différents. Si tu avais des problèmes, tu pouvais venir ici. Si tu rencontrais une chérie, tu la présentais à mon père, car vous aviez créé des liens avec lui. Ca a créé une grosse communauté. Il a vraiment réussi à créer un cocon. À l’époque, le bar ouvrait à 19h et les gens attendaient dehors dès 18h ».

Partir pour mieux revenir

Au début des années 2010, John s’est pris d’amour pour les cocktails, la création culinaire et le monde de la nuit. Il est parti en solo réaliser ses propres expériences dans le milieu afin de parfaire ses compétences acquises plus jeunes. C’est le début de l’aventure en solo : « À l’époque, à ma vingtaine, il y a plus de dix ans, on ne s’entendait pas trop avec mon père. Je suis parti faire 2/3 saisons à Megève. J’ai appris aussi à voir comment on faisait ailleurs qu’au Douala, la gestion d’un bar, la création des cocktails… C’était à l’Alpette, un restaurant à 2000 mètres d’altitude ». Puis, en revenant de temps en temps, John a vu que le Douala commenceait petit à petit à changer. En 2017, le fils a repris le lieu du père et s’est associé avec sa mère et sa grande-sœur. Le début d’une longue aventure : « De base, je ne voulais pas reprendre le concept de mon père » confie-t-il pourtant. Avant de continuer : « Quand on grandit, on voit la chance et le potentiel qu’on a. Je me suis rendu compte qu’on était propriétaires d’un bar. On m’a donné les clefs pour faire ce que je voulais ». Plus de 6 ans après être devenu propriétaire et avec un certain recul, John explique cette époque : « Aujourd’hui, je comprends mon père, qui n’a pas voulu que j’ai les clefs du business comme ça. Cela demande beaucoup de paramètres : les gens et la jalousie, la gestion, les charges entrepreneuriales. Tout ce que les gens ne voient pas. Ça m’a fait du bien d’aller voir ailleurs, de revenir avec plus de force. J’avais mis un peu d’argent de côté et j’ai dit à mon père que ‘je suis prêt’ en 2017. On a fait quelques petits travaux et voilà le résultat ».

Frère et soeur ont bien grandi, et ont même repris le club du père.

« Je suis né ici, j’y ai mes habitudes »

Après avoir repris le concept du père et « la maison-mère » du Douala City Bar, le fils souhaite développer encore plus son attractivité. Aujourd’hui plein du mercredi au samedi soir, le Douala fait la différence sur une certaine exigence dans la sécurité du lieu, une bienveillance, une pluralité de musiques et des cocktails toujours plus inventifs. John témoigne d’ailleurs : « La musique, c’est comme les cocktails : c’est illimité, infini ». Une ligne directrice cohérente avec la vision du père-fondateur, même si accepter le hip-hop pour ce grand fan de dancehall n’a pas toujours été simple au début : « Je n’avais pas la même vision que mon papa. J’ai toujours aimé le hip-hop. Avec ma sœur, on a toujours écouté pleine de variété de sons différents. On a toujours eu cette envie de faire écouter aux gens toutes les nouveautés. Mon père, avec l’âge qui est arrivé, ça l’a fatigué. À l’époque de nos parents, le changement de génération a créé de grands écarts. Forcément, ils n’ont pas pu prendre toutes les époques musicales ». Pour garder les pieds sur Terre, la maman veille au grain. Elle qui a vu toutes les époques, connu tous les clients, vu les modes se faire et se défaire, ne manque pas d’apporter son expérience à ses enfants. John explique : « On est ouverts depuis 1987. Ce n’est pas tout le monde qui peut garder un lieu comme ça sur le long terme. J’ai trop ce respect-là par rapport à mes parents, leur parcours. On est associés avec ma sœur et ma mère. Ce n’est pas évident mais on bosse qu’à 3. La chance qu’on a aujourd’hui, c’est l’expérience de la maman, son vécu. Sa richesse, c’est son expérience. On auto-gère tout. Le papa nous a vraiment appris à gérer la base pour être à l’aise. Aussi bien la com, la compta, le staff, les factures… On gère tout ».

Le Douala City, haut lieu de la culture dans le 2ème arrondissement, souvent (trop) plein.

2017 : premières expériences hors les murs 

Le fils a repris la casquette du père. Crédits : Tristan.

En plus du développement de la maison-mère, John envisage de nouveaux concepts d’événements hors les murs. Embêté par plusieurs soucis de lieu, de place, de nombre de personnes ou de bruit, l’entrepreneur envisage donc de créer des événements showcase (show d’une trentaine de minute dans une boite de nuit ou un club, NDLR) de l’artiste parisien très en vogue pour l’époque Still Fresh. Le père n’étant pas très partant pour cette idée, John part pourtant bille en tête. Il revient avec nous sur « l’échec » de cette soirée : « Je me rappelle, à l’époque, on avait commencé avec Still Fresh. La première fois que j’ai fait ça, j’apprenais le prix d’un cachet d’artiste, les VHR (frais de déplacements d’un artiste comprenant le Véhicule, l’Hôtel, la Restauration, NDLR)… Mon père n’était pas d’accord. Il fallait qu’on lui prouve que ça valait le coup. J’ai quand même voulu le faire, mais manque de bol, la préfecture nous a demandé de fermer à une heure du matin (au lieu de 4heures normalement, NDLR). Mais tout était déjà payé ! Les gens ont quand même joué le jeu et sont venus ! Ce n’était pas un ‘flop’, mais c’était beaucoup moins qu’espéré. C’était le 6 novembre 2017. On a décidé d’arrêter après ça ». Malgré cet échec, John laissera de côté cette envie, ce rêve, de travailler avec des artistes un temps de côté. Puisque 3 ans plus tard, c’est avec Vegedream, la célèbre rappeur qui ramena la coupe à la maison, qu’il réalisera son premier vrai showcase. Avec la création de la société d’événements « Afro Kult », John propulsa la Part-Dieu et le Food Society : « C’était notre premier événement. C’était à la fin du premier confinement, quand tout a réouvert à l’approche de l’été. Johan Milany, le DA du Food Society, qui connaissait le Douala et mon père, voyait les concepts qu’on faisait à côté, notamment les showcases d’artistes. Il nous a proposé de faire un événement dans leur lieu. C’était un kiff personnel avant un business ».

Les soirées événements « Afro Kult » rassemblement plus de 4 000 personnes au Food Society à la Part-Dieu.

Pool Parties et développement réussi

En plus de son envie de développer des projets avec des artistes, John a également très rapidement créé des événements hors du Douala qui restaient fidèles aux mêmes valeurs du lieu et ses 30 années d’expérience. « On a eu l’idée de faire des pool parties (événements autour d’une piscine en fin d’après-midi et en soirée, NDLR), qui peuvent accueillir beaucoup plus de monde que le Douala. Les pool parties, c’était notre base de clientèles plus étoffé. On fait à peu près 800 personnes à chaque fois, aux Lodges dans les Monts d’Or. En 2023, on va entamer la 4ème saison ». Pour autant, la création de ces soirées si spéciales à Lyon n’a pas été une mince affaire. Le jeune entrepreneur a dû jouer des coudes et s’organiser seul pour que les soirées Double Dose voient le jour. « Les pool parties, j’aimais bien ce côté désinhibé, en maillot, c’est cool. En 2019, on devenait trop petits au Douala et j’ai réfléchi à un concept pour l’été. À Lyon, il n’y avait pas grand-chose. De base, je devais faire ça à l’avenue 45, une boite de nuit avec terrasse à Villeurbanne. La tenancière du lieu nous a donné le droit de faire la soirée avec 150 personnes. Ce n’était clairement pas assez, mais on faisait avec. Quelques jours avant l’événement, on a vu que l’événement intéressait beaucoup de monde et la dame m’a rendu ma caution, elle ne voulait plus que je le fasse. Elle pensait que ça allait être le bordel. Sauf que moi, c’était mon premier événement en extérieur, il y avait de l’attente, la concurrence qui me regardait de loin. J’avais mon staff qui était dépité, on avait déjà des réservations… Je me suis dit que j’allais le faire, même si la soirée n’allait pas être rentable. J’ai appelé tout Lyon : le Dock40, les Planches et pleins d’autres. Puis je suis tombé sur les Lodges, qui me proposaient une somme astronomique de location du lieu, pour que je refuse. Sauf que j’ai accepté. Il me restait un jour pour organiser. La chance que j’avais c’est que je suis venu avec ma maman. J’ai été cash direct : les horaires, la sécurité, le public, les équipements que je voulais… Je l’ai mise à l’aise. Puis, elle a vu que je savais gérer mon propre lieu du Douala ». Aujourd’hui, le trentenaire préfère en rire, d’autant que l’événement a été un succès et en a amené plusieurs autres : « On a donc fait cette première soirée, qui était véritablement un test. Il faisait chaud, les gens venaient de Paris, de Marseille… Il y avait une osmose, une bonne ambiance. 600 personnes et pas une seule bagarre ! Tout le monde chantait ensemble, les gars et les filles étaient cools entre eux. C’est de là que tout est parti ».

Double Dose : le développement extérieur du Douala, entre festivité,cocktails et piscine.

Un show (dé)mesuré

4 saisons plus tard, l’été 2022 pointe le bout de son nez et avec lui, la fin des restrictions contre le covid, l’envie de tous se rassembler et de faire la fête. John témoigne : « 2022 a été notre plus grosse saison ». « On mettait des places en préventes à 20 heures, les 100 places partaient à 20h05 ». Au lancement du projet, Double Dose proposait un événement tous les deux semaines. Mais avec la demande, ils ont même dû en faire une par semaine. Le public a d’ailleurs presque harcelé le son fondateur pour rajouter deux dates début septembre 2022, une fin d’été particulièrement chaude l’année dernière. « On a dû faire deux soirées closing. On a annoncé le 4 Septembre, mais ils voulaient absolument qu’on fasse une dernière, qu’on a fait le 11 septembre ». Si 2022 était une grande année, John prévoit pour 2023 une fête d’anthologie : « Il y aura notamment des cracheurs de feux, des danseurs… On a déjà booké toute la saison, on veut en mettre plein les yeux », avant de rajouter : « On est en Janvier et les gens me parlent déjà de la première en Juin ».

« Un lion ne meurt jamais, il dort »

Malgré le développement fulgurant que prend le Douala et ses activités périphériques à Lyon, Jean, le patron, le boss, nous a quitté en Septembre 2019. 2 ans après avoir cédé le lieu à sa famille, le lion indomptable a déposé les gants. Les messages ont déferlé par centaines sur le post Facebook du Douala City Bar annonçant sa mort : « papa de toute une générations de rastas » écrit Ben Ddt, « Repose en paix Tonton Jean, merci pour toutes ces soirées, depuis toujours. Merci pour ta philosophie, tes conseils et surtout tes valeurs. Je me souviendrai toujours comme tu arrivais à nous faire relâcher les pressions avec les succulents bob, et son histoire que tu nous racontais à merveille », décrit Auré Li, ou encore « Une rencontre qui m’a marqué lors d’un tournage d’un clip au Douala monsieur vraiment agréable », témoigne Rebecca, accompagné d’une photo.

C’est à travers ce genre de détails, de souvenirs, de photos, de moments de vies que l’on se rend compte à quel point Jean a été important. Le lieu qu’il a créé, une sorte d’espace de coworking avant l’heure, a soudé une relation forte avec de nombreux clients, devenus amis au fil du temps. Au sein du Douala City Car, John a tenu a gardé une trace de son père. Avec notamment une photo au-dessus du bar qui regarde les serveurs et les clients s’amuser chaque soir. Une fresque avec l’inscription « beau gosse », comme il appelait tous ses fidèles clients, a également été créée en lumière led. Enfin, un hommage lui a également été rendu à Douala, la ville de naissance de « tonton jean », dans laquelle John a créé une stèle en sa mémoire.

Douala, la ville est d’ailleurs le point de départ de toute cette aventure à Lyon et John souhaiterait rendre à cette ville ce qu’elle lui a apporté : « Un développement du Douala au Cameroun ? » « Oui, ça fait partie des envies. Pour mes parents, ce serait une très grosse envie de pouvoir ouvrir un lieu là-bas. Le Lyon City Bar ? » « Pourquoi pas, faire les choses à l’inverse. Je me dis que je dois laisser une trace dans les terres camerounaises ».

« La mentalité Douala » n’a aucune limite

La mémoire de Jean fait désormais partie intégrante du lieu et de l’ADN Douala. John tente bien que mal de tirer une force dans cet événement tragique : « Si tu m’avais dit il y a 5 ans que je ferais des soirées à 800 personnes en pool party ou que je remplirais le Food Society à la Part-Dieu… Si mon père était là…» « C’est motivant, on est vraiment des travailleurs acharnés. Je suis reconnaissant. Mes parents viennent de très bas et ils ont réussi à nous donner tout ça avec les codes de l’époque. Pour moi, c’est un échec si je ne vais pas plus haut et que je ne donne pas plus que ça à mes enfants plus tard ». Avec 2023, de nombreux événements vont permettre à John et au Douala de créer une synergie positive. Avec Afro Kult et l’invitation de l’artiste très en vogue Kerchak le 7 janvier dernier. Ensuite, avec la nouvelle saison des pool parties Double Dose dès Juin prochain. John voit même plus loin, accompagné de sa sœur et de sa mère, il se rêve même « d’avoir un club » avant de tempérer « Je suis dans le monde de la nuit, mais je déteste la nuit (rires) ». Même si son envie de développement semble illimitée, l’ambitieux et visionnaire entrepreneur ne néglige pas ce qu’il a pour autant, et reste conscient de l’importance du pilier que représente le Douala pour lui et sa famille. Sans la Douala, rien du reste n’aurait existé « C’est une très grande chance que j’ai de travailler ici. Je le disais à mon père de son vivant, ‘tu verras, on fera des plus gros événements’ et aujourd’hui on le fait, et ce n’est pas fini. Mais on fait très attention au Douala. Car sans ça, il n’y aurait pas tout ce qui en découle à côté. Le douala c’est la base, les parents nous ont laissé un outil pour nous exprimer ».

À la fin de l’interview dans ce lieu mythique des Terreaux, le fils ne manquait pas de nous faire visiter le lieu où tout a démarré. Au détour de chaque table, le grand enfant de 31 ans nous expliquait tout un tas d’anecdotes où le père a écrit son histoire. Les murs du lieu en témoignent d’ailleurs encore.

Tristan Alexandre
Tristan Alexandre
Journaliste à Lyon

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